Commune de Beauval

Église Saint Nicolas – Histoire

D’un vœux à la construction

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A la fin du XIX siècle, l’abbé Prévot exerçant son ministère de 1860 à 1885 à l’ancienne église de Beauval, avait manifesté le souhait d’accueillir les paroissiens dans un nouvel édifice. La vieille église devenue trop petite s’élevait à ce moment sur l’emplacement du stade sportif Amédée Hordequin.

Grâce à la famille Saint, principal employeur sur le secteur avec leurs usines, le projet vit le jour. Ainsi le 13 janvier 1884, Charles et Jules-Abel Saint annoncèrent au Conseil municipal leur intention de financer entièrement la construction d’une nouvelle église sur l’un de leur terrain et d’en faire don à la commune de Beauval.

Faisant appel à l’architecte Deleforterie et à l’entreprise Devallois, les travaux de terrassement commencèrent au moi de mai 1884. Le 27 juillet 1884 eu lieu la bénédiction de la première pierre par le vicaire Morelle (ancien abbé de Beauval) en commençant son discours par :

Cette pierre que j’ai dressé comme un monument, s’appellera la maison de Dieu

Le 8 juillet 1888 fût la bénédiction d’un carillon de 13 cloches également offert par la famille Saint. La consécration de l’église fût célébrée le 7 août 1888 par l’évêque d’Amiens en compagnie des élus, de la famille bienfaitrice et des beauvalois. Charles Saint s’exprima ainsi :

Nous sommes heureux d’avoir pu offrir ce témoignage de notre amour pour notre pays natal. Nous sommes de Beauval, nous restons de Beauval…

 
Quelques jours avant la consécration de l’église, le 24 juillet 1888, Mme veuve Jean-Baptiste Saint, Charles Saint et son épouse, Jules-Abel Saint et son épouse accomplirent la donation promise par acte passé devant Maître Donon, notaire parisien de l’entreprise Saint Frères, et firent préciser : que l’église était réservée au culte catholique ; que le terrain entourant l’église sur une largeur de 1 à 3  mètres ainsi que la partie de l’esplanade située devant l’édifice, étaient donnés à la commune. L’édifice coutât au total 400 000 Francs de l’époque.

Dans sa séance du 30 juillet 1888, le conseil municipal de Beauval « à l’unanimité accepte avec la plus grande reconnaissance les libéralités de la famille Saint, libéralités qui se composent d’un monument splendide d’une grande importance » et invite le préfet à autoriser l’acceptation. Dans la logique des événements, l’arrêté préfectoral du 17 novembre 1888 autorisa la commune de Beauval à accepter la donation.

L’incendie

Nous somme le 8 avril 1925 à 16h45, le vicaire allume le poêle dans les tribunes de l’orgue. Par la suite, lorsque l’Abbé Dupuis arriva le feu avait déjà envahi une partie de l’église. Malgré une lutte acharnée de 7 heures, les cloches Julienne, Adèle et Sophie-Védastine s’effondrèrent sur le sol, ainsi que l’imposant lustre en bronze.

Par sécurité l’église fût fermée au public. L’assurance de la Mairie, de l’Abbé et un appel au financement public, permit le financement de la reconstruction.

Le retour des cloches

Joséphine (1050kg), Berthe (750kg) et Marguerite (530kg) : les 3 nouvelles cloches de Beauval sont baptisées le 1er août 1926, 18 mois après l’incendie qui ravagea l’église Saint Nicolas. Elles furent offertes pas les notables du village qui devinrent leurs parrains et marraines.

 

Articles connexes